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Ménopause : pourquoi cette graisse autour du ventre ?

Ménopause : pourquoi cette graisse autour du ventre ?


Vieillir n’est pas ce que l’on préfère, mais c’est un processus naturel que nous pouvons vivre au mieux en essayant de rester en forme le plus longtemps possible. Si les rides et les ridules marquent leur empreinte sur notre peau, passe encore, mais pas question d’accepter de voir notre poids s’envoler sans réagir et encore moins de laisser s’installer cette graisse autour du ventre à la ménopause sans bouger. Elle représente un vrai danger pour la santé des femmes en augmentant, entre autres, les risques de maladies cardiovasculaires. S’en débarrasser pour en minimiser l’impact doit devenir une priorité … même si le combat s’annonce rude !

La faute à qui ?

La faute à la nature avant tout. Chez la femme autour de 50 ans, le métabolisme change et ralentit ses processus physiologiques. Le corps brûle environ 100 à 200 calories de moins chaque jour et en absence d’une augmentation d’activité ou d’une réduction des apports alimentaires pour compenser, la prise de poids s’installe peu à peu. La baisse naturelle des oestrogènes induit, quant à elle, une accumulation de graisses localisée autour du ventre. Alors que les femmes avaient jusque-là une morphologie plutôt en forme de poire (une accumulation naturelle de graisses au niveau des jambes, des cuisses et des hanches), à la ménopause cette répartition de graisses a tendance à migrer vers le haut du corps et à se focaliser autour de la ceinture abdominale. Ce qui dessine une morphologie plutôt en forme de pomme, comme chez les hommes. A cette période de la vie, l’accumulation de graisses s’observe d’avantage autour du ventre, des bras et du dos … ce qui alourdit la silhouette des femmes. Elles constatent que leur corps a tendance à s’épaissir.

Toutes ces transformations pèsent évidemment sur leur moral et certaines d’entre elles prennent l’habitude de se consoler en fréquentant le réfrigérateur et les salons de thé… Le risque est alors démultiplié. Il y a heureusement bien d’autres voies à envisager !

Une vigilance accrue

En vérité, l’ennemi des femmes post-ménopausées n’est pas tant le poids, mais le ventre gras et le tour de taille! Cette accumulation de graisse sous-cutanée au niveau de l’abdomen, qualifiée de graisse viscérale, témoigne en effet d’une présence de graisses autour des organes et du cœur notamment. Le signal d’alarme est un tour de taille supérieur à 88 cm. Jusqu’à la ménopause, les femmes sont protégées sur le plan cardiovasculaire grâce à leurs hormones (les oestrogènes). Mais lorsque leur production chute, le risque de voir se développer des maladies cardiovasculaires augmente à la vitesse grand V (infarctus, hypertension artérielle, AVC, excès de cholestérol, diabète de type 2, etc.).  Elles doivent alors redoubler d’attention pour éviter de devoir affronter un syndrome métabolique, soit la co-existence de plusieurs facteurs de risque cardiovasculaires (glycémie, hypercholestérolémie, hypertension, …) et plus encore si elles fument et affichent déjà un surpoids !  Alors que faire ? Il existe différentes pistes d’actions qui peuvent être combinées. Et bonne nouvelle, leur combinaison offre de meilleurs résultats. Ouf, on reprend espoir !

Yes we can !

Les femmes ont l’habitude de voir leur silhouette évoluer au fil de leur vie et des fluctuations hormonales (puberté, grossesse, etc.). Comprendre qu’en pots-ménopause, elles doivent accepter de nouvelles modifications est un fait, mais elles doivent savoir qu’elles gardent aussi une marge de manœuvre en surveillant leur alimentation, en augmentant leur niveau d’activité physique et en prennant soin de leur corps.

Sans parler de régime, il est bon de diminuer les quantités et de miser sur la qualité des produits. C’est une clé gagnante. Dans l’assiette, plus de produits laitiers (calcium), de viandes et de poissons maigres (protéines, omega-3), de légumes et de fruits (vitamines, fibres, minéraux), de céréales complètes, etc. Moins de graisses animales, de sucres rapides, d’alcool. Et beaucoup d’eau pour éliminer et hydrater. Dites adieu aux aliments transformés, ce sont des ennemis redoutables (chips, frites, plats préparés).

Etre active et pratiquer une activité physique régulière devient un pré-requis. Non seulement parce qu’elle permet de garder un contrôle sur la silhouette (au moins 3 séances d’une heure chaque semaine) en augmentant la masse musculaire (maigre) et en diminuant la masse grasse, en particulier au niveau abdominal. Mais aussi et surtout parce que cela augmente aussi la sensibilité à l’insuline, améliore le profil lipidique (baisse le LDL-cholestérol et augmente le HDL-cholestérol), baisse la tension artérielle et exerce un effet favorable sur le moral, ce qui réduit l’anxiété et la mélancolie (1,2).

Les femmes ont donc tout à y gagner.

Sources

  1. Cheng MH, Wang SJ, Yang FY, Wang PH, Fuh JL. Menopause and physical performance a community based cross sectional study. Meno- pause 2009;16:892-6.
  2. Pines A Berry EM. Exercise in the menopause – an update. Climateric 2007;10(Suppl.2):42-6.